Cuba

  • Capitale : La Havane
  • Langue officielle : Espagnol
  • Langue touristique : Anglais (uniquement dans les endroits très touristiques)
  • Décalage horaire : -6h en hiver / -5h en été
  • Temps de vol : Comptez 10h de vol pour arriver à La Havane depuis Paris
  • Monnaie : Peso cubain (CUC) et peso convertible (CUP)
  • Salaire moyen : 26€
  • Drone : Non autorisé (voir la liste)
  • Période idéale : Fin novembre à fin mai

Budget, visa, vaccins, drone, coutumes, dangers…

Pour être sûr de ne rien rater 

 

Quelques conseils, mon itinéraire, mon budget

 

Mon aventure à Cuba

Hola amigo, et bienvenue dans les Caraïbes ! Cette fois si je t’emmène visiter Cuba, un pays fort en histoire, aux paysages somptueux, qui rien que par son nom rappelle instantanément ses subtilités comme le rhum, les mojitos, les cigares, les vieilles voitures ou les révolutionnaires.

La ville aux mille colonnes

Ce qui m’a le plus frappé à mon arrivée à La Havane, c’est cette impression de faire un saut dans le passé, un peu comme si le calendrier s’était arrêté en 1950. Ces vieilles voitures américaines emblématiques et ces calèches qu’on croise absolument partout. Ces anciens bâtiments avec leur immenses arcades, leur balcons ouvragés et ces patios luxuriants. Et ces couleurs ! Tout est coloré ! Les voitures, les bâtisses, les gens, c’est vraiment incroyable.

La Havane

Mais au-delà d’admirer son architecture hispano coloniale, la ville aux mille colonnes se découvre aux détours de ses rues animées, où se côtoient luxe et délabrement absolu. Les vendeurs de fruits ambulants, les enfants en uniformes qui se rendent à l’école, les chats errants à la recherche de nourriture. Et cette surprenante promiscuité des logements aux portes grandes ouvertes donnant directement sur la rue. C’est en étant spectateur de ces moments qu’on commences réellement à s’imprégner de la vie cubaine.

Les casas particulares

Pour une immersion absolue je vous conseille de passer vos nuits dans une Casa Particular reconnaissable à un symbole particulier. Ce symbole placardé devant certaines maisons cubaines signifie que le locataire est autorisé à hébergé des gens chez lui en échange d’argent (dont une très bonne partie ira à l’état). C’est la chance de partager une tranche de vie avec une famille cubaine, qui vous réservera un accueil chaleureux dans l’une de ses chambres confortables. Comprendre et vivre leur culture, échanger sur l’histoire du pays et profiter des bonnes adresses du coin seront autant de choses propices au bon déroulement de votre séjour.

Le centre historique

Et comment rater ce colossal Capitole qui domine le quartier historique. Il rappelle sans aucun doute celui des Etats-unis mais ici c’est le siège de l’Académie des Sciences de Cuba.
Juste à côté il y a Le Grand Théâtre de La Havane, orné de statues de pierres et de marbres, il symbolise la bienveillance, l’éducation et évidement la musique et le théâtre.

Le capitole de Cuba

Et bien sur une balade sur le Malecón s’impose d’elle même quand on est à La Havane. Cette avenue emblématique de 8km qui longe le littorale nord de la capitale. On s’y promène, on y pêche ou on y danse et surtout on peut y admirer le magnifique coucher de soleil. Une autre manière de découvrir l’âme de la ville.

La vallée de Vinales

Bon une fois que vous aurez bien profité de La Havane il y a de fortes chances que vous souhaitiez échapper à sa pollution pour retrouver un peu de verdure.

Et que conseiller de mieux comme lieu de villégiature que la vallée de Vinales située à l’ouest du pays. Une campagne prospère entourée de montagnes et parsemé d’affleurement rocheux, érodés et ciselés par le temps, parfait pour les férus d’escalade. Tout est vert ici, il n’y a quasiment jamais de sécheresse. Les points d’eau sont nombreux et la végétation est luxuriante.

Pour parfaire cette pérégrinations dans la vallée de Vinales rien de mieux qu’une randonnée à pied ou à cheval.

Vallée de Vinales

Les amoureux de spéléologies pourront se faire plaisir avec les quelques 1000 grottes disséminées un peu partout et les effluves de tabac donneront envie aux amateurs de cigares de visiter les nombreuses plantations et fabriques. Pour fumer le cigare comme Che Guevara, trempé dans du miel, c’est par ici !

Ce terroirs d’exception a également une terre favorable à la culture du café et de la canne à sucre où les pratiques agricoles traditionnelles perdures aujourd’hui encore.

La vie dur pour les locaux

Pour la petite anecdote. J’ai rencontré dans cette vallée un ingénieur en informatique qui s’occupe de chevaux et qui récolte le café depuis 12 ans. Il gagne en moyenne 12€ par mois. En tant qu’ingénieur il pourrait gagner plus, environs 35€ par mois. En fait ici quand tu finis tes études, tu t’inscris sur une liste d’attente pour ton métier auprès de l’état. Et après tu attends. Tu attends qu’un poste se libère et surtout que tu arrives tout en haut de la liste, ce qui peux prendre plusieurs années comme pour cet homme.

La plage secrète de la vallée

L’unique village de la vallée de Vinales consistant en une longue rue principale, bordée de maison en bois colorée, abrite de nombreuses Casa Particular. Il n’y a que l’embarras du choix si tu souhaites y passer la nuit.

Au départ de ce même village, vous pouvez prendre un mini-bus qui vous mènera à une plage aux allures de carte postale et peu fréquentée. Par contre je peux vous dire que d’y arriver ça se mérite. Il faut compter 2h de trajet pour parcourir les 50km de distance, sur une route désastreuse, tapissée de trou. Ça secoue, c’est bruyant, il fait chaud et le pire c’est lorsque tu arrives. Personnes ne t’ayant prévenu que les moustiques ont colonisés l’endroit, vous servirez de repas à ces maringouins à chaque instant où vous pointerez votre nez hors de l’eau. Bon, j’avoue que dis comme ça, ça ne vend pas du rêve, mais il est manifeste que, nonobstant la prolifération de ces sales bestioles, cet endroit doit être vu au moins une fois, avec un bon anti-moustiques, tant c’est magnifique.

Au départ de ce même village, vous pouvez prendre un mini-bus qui vous mènera à une plage aux allures de carte postale et peu fréquentée. Par contre je peux vous dire que d’y arriver ça se mérite. Il faut compter 2h de trajet pour parcourir les 50km de distance, sur une route désastreuse, tapissée de trou. Ça secoue, c’est bruyant, il fait chaud et le pire c’est lorsque tu arrives. Personnes ne t’ayant prévenu que les moustiques ont colonisés l’endroit, vous servirez de repas à ces maringouins à chaque instant où vous pointerez votre nez hors de l’eau. Bon, j’avoue que dis comme ça, ça ne vend pas du rêve, mais il est manifeste que, nonobstant la prolifération de ces sales bestioles, cet endroit doit être vu au moins une fois, avec un bon anti-moustiques, tant c’est magnifique.

Santa Clara

C’est dans cette ville que s’est déroulée l’une des batailles principales lors de la révolution cubaine.

En 1958, Fidel Castro confie une mission à son lieutenant Ernesto Guevara. Traverser la garnison de 3000 hommes armés jusqu’au dents qui protègent Santa-Clara et s’emparer de la ville. Grâce à un plan bien ficelé et accompagnés de 300 courageux soldats, le Che mènera à bien sa mission. Il en profitera dans la foulée pour infliger un autre coup dur aux troupes gouvernementales. Une attaque contre un train militaire transportant tout un arsenal d’armes destiné à stopper la progression des rebelles.

Une reconstitution de l’attaque du train blindé est exposée au centre de la ville et à quelques pas de là, un mausolée tourné vers l’Argentine, pays natal du Che, lui rend hommage.

Trinidad

Rue typique de Trinidad

Sinon, à quelques kilomètres de Santa-Clara il y a l’ancienne ville coloniale de Trinidad. Avec ses habitations vieilles d’il y a 3 siècles et où tout se vit au ralenti, on constate immédiatement que cette ville est totalement figée dans le temps. L’idéal pour la découvrir c’est de s’y promener au hasard dans ses rues aux pavées inégaux. J’y ai croisés des chasseurs qui rentraient bredouilles ou plus amusant encore, un taxi brouette et le chauffeur de cette brouette avait pour passion la poésie. Et évidement, on retrouve ici comme partout ailleurs à Cuba, tout le folklore musical du pays.

Des choses qui déstabilisent

Deux monnaies différentes pour un même pays

Sinon il y a plein de choses qui m’ont surpris dans ce pays comme le fait qu’il y a deux monnaies différentes. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais en gros il y en a une principalement utilisée par les autochtones, et une autres dédiée aux touristes. Mais ça n’empêche pas de manipuler les deux à certains moments, ce qui déstabilise un peu au début et peu malheureusement amener à se faire arnaquer si on n’est pas suffisamment attentif.

L'accès compliqué à internet

Internet également réserve son lot de surprises à Cuba. En réalité accéder à internet ici est un défi du quotidien. Aucun restaurant ou commerce ne proposent de wifi. Certains hôtels ont un accès à internet mais vous serez alors contraint d’acheter une carte qui ne fonctionnera que dans cet établissement. 

Mais sinon les seuls endroits où capter internet ce sont des places publiques dédiées. On les reconnait parce que tout le monde à les yeux sur son téléphone. Et pour aller sur internet il te faut une carte d’unité.

Un bon test pour les accros du téléphone afin de tester leur degrés d’addiction.

Il faut savoir également que tout contact avec l’extérieur du pays est surveillé. Dès que vous écrivez à vos proches en France, votre message est automatiquement intercepté et lu. C’est un consensus unidirectionnel qui permet de garder un œil sur la population et ses intentions.

L'attente des supermarchés

Et pour ceux qui envisagent de faire des courses ici.. il va falloir faire preuve de patience. Ça prend beaucoup de temps, principalement parce que ce sont les caissières qui ensachent vos produits, et quand on sort, le vigile vérifie la totalité des achats en les comparant au ticket de caisse. S’acheter un paquet de gâteaux devient un réel défi !

Et la nourriture alors ?

Pour ceux qui pensent qu’on ne mange pas bien à Cuba, détrompez-vous ! Même si le riz sera la denrée de base, il y aura toujours une soupe, des légumes ou de la viandes pour accompagner vos plats. D’ailleurs en parlant de nourriture, à Varadero, l’une des villes balnéaires du pays, il y a un restaurant où l’on peut écrire partout pour immortaliser son passage. Sur les murs, le plafond, les tables, dans le jardin… C’est devenu une vraie bataille à celui qui aura l’emplacement le plus original.

Pour conclure

Vous constaterez que je n’ai pas découvert l’est du pays. Il y a énormément de chose à voir mais j’ai manqué de temps, et surtout les trajets coûtent assez cher. Ça sera pour un prochain voyage !

Enfin bref, je dirais que Cuba est un pays qu’il faut se laisser le temps d’apprivoiser. Les personnes habituées à l’Asie seront sans aucun doute décontenancer car malgré la pauvreté du pays, les touristes paient le prix fort que ce soit sur la nourriture, le transport ou l’hébergement. Et les prix sont difficilement négociable.

Mis à part ça, comme je l’ai dit précédemment, les gens ici sont vraiment accueillants et aimables. Entre ceux qui vous accueillent chez eux les bras ouverts, ou ceux qui irons jusqu’à vous commander un taxi au bord de la route, les rencontres que vous ferez seront sans aucun doute exceptionnelles.

Budget, visa, vaccins, drone, coutumes, dangers…

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