Il survit 60 heures dans un bâteau au fond de l’eau

Le survivant de cette folle histoire s’appelle Harrison Okene. Il est cuisinier sur un remorqueur, vous savez, ce sont ces petits bateaux assez puissants qui aident les plus gros bateaux à manœuvrer. Là, en l’occurrence, c’est un pétrolier à qui notre protagoniste et son équipe sont partis filer un coup de main afin de le stabiliser à 32 km des terres.

Malheureusement, ce travail de routine, comme vous vous en doutez, va se voir prendre une tournure des plus dramatiques.

Exemple de remorqueur

Une violente tempête

Il est 5 heures du matin lorsque soudainement des vents violents se lèvent, l’océan commence à se déchaîner, malmenant l’équipage carrément habitué à ce genre de météo.

D’ailleurs, tellement habitué que notre cher Okene s’en va poser une pêche aux toilettes, en pleine tempête, jusqu’au moment où une vagues plus puissante que les autres fait chavirer le navire.

Là, ok ! Okene prend conscience de la gravité de la situation, il sort des toilettes pour essayer de rejoindre en urgence l’une des sorties du bateau déjà condamnée par les quantités d’eau qui déferlent à l’intérieur. Il voit même certains de ses collègues se faire emporter par les flots jusqu’à ce que lui-même se retrouver éjecter dans le bureau de l’ingénieur, pris au piège par l’eau qui s’engouffre avec force.

C’est au bout d’effroyables minutes que l’eau s’arrête enfin de rentrer dans la cabine, laissant à Okene un espace d’air lui évitant la noyade.

En effet, à ce moment là le bateau vient de toucher le fond. Il est à l’envers à 30 mètres de profondeur sous la surface.

Piéger dans un bateau à l'envers

Piéger au fond de l'océan

Okene se bricole une petite plateforme rudimentaire pour se maintenir en partie en dehors de l’eau et éviter l’hypothermie qui peut arriver très rapidement à ces profondeurs.

Ne pouvant remonter de lui-même à la surface, il est forcé de prier et d’espérer que les secours arrivent à temps.

Imaginez-vous la situation un instant : Il est sous l’eau, à 30 mètres de profondeur, le bateau est à l’envers, il est complétement désorienté, dans le noir complet, et le pire, il entend les créatures marines aux alentours qui dévorent les cadavres de ses collègues noyés.

D’ailleurs, il raconte « Tout ce qui m’entourait n’était que noir et bruyant. Je pleurais et j’appelais Jésus pour qu’Il me sauve. J’ai prié si fort. J’avais faim, soif et froid.« 

Okene et ses sauveteurs

Un sauvetage compliqué

Et justement, ses prières seront entendues. C’est au bout de 60 longues heures, soit presque 3 jours dans ces conditions, qu’une équipe de plongeurs descend pour récupérer les corps à l’intérieur de l’épave.

Bien sur les mecs à aucun moment ne s’attendent a retrouver un survivan, ils sont venus par respect pour les familles afin qu’elles aient un corps à enterrer.

Ça s’entend d’ailleurs la surprise des secouristes dans leur vidéo quand il découvre un survivant.
Et là forcément, c’est le soulagement pour Okene, qui n’est pas pour autant sortie d’affaire.

Car j’vous rappelle qu’il a passé 60 heures à 30 mètres de profondeur, dans une simple bulle d’air fortement compressée. Si les sauveteurs le remontent d’un coup, il va en mourir.
D’ailleurs, selon les secouristes, il n’y avait plus grand-chose comme air, il devait rester à leur arrivée moins de 2 heures d’oxygène à Okene qui s’était déjà pas mal empoisonné au dioxyde de carbone qu’il avait rejeté.

Du coup, pour le faire sortir de l’épave, les sauveteurs l’équipent de matériel et c’est parti pour la toute première session de plongé d’Okene, dans un état de santé plutôt discutable.

Une fois sorti de l’eau, il doit encore rester dans un caisson hyperbare pendant plusieurs jours afin d’éviter les lésions cérébrales. Et c’est seulement à sa sortie qu’il apprendra qu’il est le seul survivant de ce naufrage.

Okene s’est lié d’une forte amitié avec son sauveteur et malgré cette aventure, il a quitté son poste de cuistot pour devenir… Plongeur afin de braver son hydrophobie.

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